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L’ouverture c’est quoi ?
Article mis en ligne le 4 juin 2009
dernière modification le 11 septembre 2014

par LABROUSSE Jean
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A l’occasion d’un possible remaniement ministériel à venir, un mot fait à nouveau flores, c’est « ouverture ».

Notre président est un grand partisan de l’ouverture.

Il a nommé, dans le gouvernement dont il a donné la direction à François Fillon, un certain nombre de ministres, secrétaires d’état ou autre haut-commissaire, sans parler des ambassadeurs plus ou moins extraordinaires, qui viennent, ou se disent, venir, d’un famille politique ou idéologique différente de la sienne.

C’est ce que cela qu’il appelle, et il n’est pas le seul, l’ouverture.

Cette situation n’est pas nouvelle. François Mitterrand en avait usé de même en faisant, par exemple, entrer Jean-Pierre Soisson dans le gouvernement Michel Rocard.

Cette situation n’est pas en elle même critiquable. Chacun a le droit de changer d’idée. Parmi les gens de ma génération, certains se souviennent sans doute de présence dans le gouvernement Laval, je parle bien entendu du Laval sous Pétain, d’un certain nombre de ministres ou de responsables, dont le passé politique était aux antipodes du nouveau pouvoir.

On n’a pas parlé à l’époque d’ouverture mais de transfuge ou de traîtres.

Plus tard on qualifiait cela de « retournage de veste ».

Mais revenons en au mot en cause.

L’ouverture, pour moi, consiste à modifier sur un point donné la politique dominante, en faisant appel, pour ce faire, à une personnalité incarnant cette évolution.

Celle ou celui qui accepte de participer au gouvernement va donc y faire triompher ses idées.

Dans ces conditions, en quoi la politique étrangère du gouvernement Fillon, mais ne devrai-je pas plutôt dire Nicolas Sarkozy, est-elle de gauche ?

La politique d’immigration, menée par Besson, porte-t-elle la marque de la gauche ?

Je pourrais continuer l’énumération en citant la politique de la ville ou celle sur l’Europe.

Nous ne sommes donc pas en face d’une ouverture mais de personnes qui par conviction, ambition ou naïveté, pratiquent ou soutiennent une politique qui ne correspond en aucune manière aux idées qu’ils affichent ou ont affiché dans un passé récent.

Je regrette que les dirigeants de la gauche n’aient pas plus clairement mis en évidence cet abus de langage.

Je n’ose croire un seul instant qu’ils bercent l’idée de voir, un jour, revenir au foyer ses filles et fils, ce qui leur permettrait peut-être à leur tour de vanter l’ouverture.

Allons, mes seigneurs qui nous gouvernent, un peu de courage, appelons les choses par leur nom.

Arrêtons de parler d’ouverture et reconnaissons qu’un certain nombre de gens qui se situaient à gauche nous ont quitté pour rejoindre la droite.

Si nous voulons nous consoler disons qu’ils s’étaient trompées en se croyant de gauche !


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