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Le Chesnay -
La voix de gauche -février 1998
Février 1998

Le premier journal de la gauche au Chesnay

Article mis en ligne le 27 janvier 2004
dernière modification le 14 septembre 2014

par BREARD Jean-Yves
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 UN MAIRE ENTREPRENEUR

Philippe Brillault, notre maire depuis maintenant huit ans, déclare, à qui veut l’entendre, qu’il «  gère sa ville comme une entreprise  ». C’est là une déviation étrange du rôle de maire qui est celui d’administrer, ou de gérer, au profit de tous et non de spéculer.

Le moyen d’apprécier les résultats de cette méthode est d’analyser le bien fondé des investissements immobiliers réalisés à ce jour. Contrairement au budget de fonctionnement d’une ville, qui est constitué des dépenses obligées, l’investissement représente le véritable choix politique.

Quels ont été ces choix ? Si l’on excepte le Village des Enfants, parfait mais sous-employé, la reconstruction des écoles Corneille-Molière et la salle d’exposition Nouvelle France, malheureusement très limitée dans son utilisation du fait de son accessibilité difficile, on trouve essentiellement des opérations immobilières privées, profitables surtout aux investisseurs .

Parmi les réalisations, on peut notamment évoquer :

  • la Redingote, pour laquelle la ville a déplacé et reconstruit l’école Perrault à ses frais... Qui en connait le bilan ?
  • la Fourrière, dont les maisons n’ont pas apporté les logements nécessaires aux familles du Chesnay qui en attendent depuis longtemps ;
  • la glorieuse affaire Matra, qui a déjà couté entre trente et cinquante millions aux contribuables, en pure perte. A cela pourrait s’ajouter un manque à gagner de vingt millions, montant du cadeau fait par la ville aux investisseurs. Ces derniers seraient en effet dispensés d’acquiter la taxe de dépassement du plafond légal de densité ;
  • la réhabilitation, pour dix millions de la villa Chèvreloup dont l’utilisation à des fins sociales brille par son absence. Quel en est le bilan ?
  • l’obscure affaire de la levée de réserve, sur un terrain du Chesnay, qui a conduit notre maire à une condamnation en correctionnelle. D’autres auraient tiré les conséquences d’une condamnation infamante.

Résultat :

Dans toutes ces opérations qui relèvent de mauvaises spéculations foncières, quel a été le bénéfice, ou l’avantage pour les chesnaysiens ?

  • des dettes qui continuent de courrir
  • la disparition de réserves foncières, vendues pour assurer la trésorerie quotidienne, ce qui compromet l’avenir du développement social de notre ville.

En dépit de ces investissements, la ville n’aura pas, au 31 décembre 97, rempli les engagements de construire le nombre minimal de logements sociaux exigé par la loi. Le contribuable chesnaysien devra acquitter chaque année une amende de plusieurs millions, et ce jusquà ce que ce nombre soit atteint.

Le paiement de cette taxe n’est-il pas plutôt choix délibéré de préserver la ville de la présence des citoyens aux revenus modestes ?

Conclusion :

Si le but social de ces dépenses est négatif pour les contribuables chesnaysiens, il est par contre très positif pour les constructeurs, investisseurs et autres intervenants qui ont bien profité de cet « argent public ». C’est la plus belle démonstration du transfert public - privé si cher au libéralisme. Et quelle entreprise résisterait à une pareille gestion ?

Affaires, endettement, ségrégation sociale... Bravo Mr le Maire !

 TROUVEZ L’ERREUR...

Novembre 1997 : la municipalité du Chesnay vend un de ses appartements dans un immeuble ancien rue de Versailles. Début 1998 : elle projette de vendre également une petite maison à une société, située aussi rue de Versailles.

Dans le même temps, à une famille de peu de ressources, au Chesnay depuis près de 15 ans et menacée d’expulsion, on dit qu’on est désolé, mais que Le Chesnay n’a pas de solution à leur proposer...

 Quelques constatations sur l’école publique au Chesnay

Le Chesnay dispose d’un réseau d’enseignement public et d’un réseau d’enseignement privé. La constitution garantit l’accès de tous à un enseignement laïc et gratuit ; elle garantit aussi la liberté de choix des familles. Le devoir d’une municipalité républicaine est bien de veiller à l’application de ces points.

On peut alors s’étonner, comme l’inspection académique, de la désignation par le conseil municipal de Mademoiselle Remilly comme représentante de la Mairie au conseil d’administration du collège Charles Péguy. Certes, Mademoiselle Rémilly est membre du Conseil Municipal et peut à ce titre siéger au C.A. du collège, mais elle est aussi connue publiquement comme directrice de l’école privée Blanche de Castille.

Dans ces conditions peut-on sereinement attendre de la ,municipalité toute la neutralité nécessaire à la cohabitation de ces deux formes d’enseignement ?

Cette irruption du privé dans le public nous amène à quelques réflexions sur l’école au Chesnay. Les frontières entre le public et le privé s’estompent au fil des ans. Le passage de l’une à l’autre forme d’enseignement au cours d’une scolarité étant de plus en plus fréquent, l’éducation nationale a sûrement une réflexion à mlener sur cette mobilité.

Depuis quelques années de nombreuses classes ont été fermées dans les écoles publiques. Nous voudrions donc mettre l’accent su deux facteurs spécifiques au Chesnay :

  • La politique municipale du logement conduit à une diminution des effectifs scolaires. En effet le manque de logements sociaux et le prix des loyers font que non seulement les jeunes ménages ont des difficultés à s’installer au Chesnay mais que très souvent l’arrivée d’un nouvel enfant les oblige à chercher un logement dans une commune moins chère. On assiste donc à une diminution globale du nombre d’enfants en âge scolaire.
  • Par ailleurs il se produit un transfert de plus en plus fréquent d’enfants scolarisés des écoles publiques vers les écoles privées. Ceci n’est pas dû à la qualité de l’enseignement public mais à la structure sociale de notre ville. Cela a cependant un effet globalement négatif. En effet les effectifs des classes de l’enseignement privé se trouvent ainsi surchargés. Pendant ce temps là, la diminution du nombre d’enfants de l’école publique conduit à la fermeture de classes, ce qui entraîne à son tour une augmentation des effectifs dans les classes maintenues et la mise en place de doubles niveaux.

Maintenant que les écoles Molière et Lafontaine sont reconstruites et le site de l’enfance créé, il serait temps que la municipalité s’occupe de ses écoles publiques trop longtemps délaissées, hormis l’école Perrault reconstruite en 1993. Les écoles publiques du Chesnay ont toutes besoin d’un bon coup de peinture fraîche, de réparations des fenêtres, en bref d’un entretien suivi, car de mauvaises langues finiraient par dire que la municipalité privilégie l’école privée.

  A QUAND LE RETOUR DES COMITES DE QUARTIERS ?

En 1989, une heureuse initiative avait été prise, au moment des élections municipales : celle d’instaurer des comités de quartiers élus dans la ville, instances consultatives permettant aux chesnaysiens de s’exprimer sur les questions concrètes concernant leur environnemt immédiat.

Ces comités ont fonctionné plus ou moins bien, suivant les quartiers. Le fait qu’aucun budget n’était prévu pour leur fonctionnement ne pouvait guère, non plus, améliorer leur efficacité. Mais ils avaient au moins le mérite d’exister. D’autant que dans son message de voeux de fin d’année, Mr le Maire soulignait que « la commune devait contribuer au bonheur en développant tous les moyens d’expression ».

Après les élections de 1995, ces comités ont disparu (inefficaces ?, dérangeants ?) remplacés par une liste de personnes, déléguées par la municipalité (le groupe « Ecoute et Population »), et censés recueillir les doléances, les remarques, les suggestions de tout un chacun. Ce groupe était rattaché à un adjoint délégué à la Population.

Nous avons une autre conception de la vie locale. Nous pensons que les comités de quartier sont une autre façon de développer la démocratie et la participation des habitants à la vie de notre ville, de faire des citoyens plus acteurs de leur environnement. Mais ceci suppose aussi qu’un minimum de myens leur soit alloués pour pouvoir vraiment fonctionner, que la pluralité de leur composition permette à une majorité des Chesnaysiens de s’« y retrouver », et qu’ils puissent publier leurs sggestions dans une rubrique du journal municipal.

Alors, à quand les nouveaux comités de quartiers ?

P.S. :

Ce bulletin a été distribué en février 1998


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