Bandeau
Ensemble à Gauche au Chesnay
Slogan du site
Descriptif du site
logo article ou rubrique
ECHOS DU CONSEIL du 8 octobre 2018
Article mis en ligne le 15 octobre 2018
dernière modification le 4 décembre 2018

par Claire MOURIER

Ce conseil municipal se tenait en même temps que le conseil de Rocquencourt et chacune des deux assemblées était invitée à se prononcer sur le projet de fusion entre les deux communes. La commune nouvelle Le Chesnay-Rocquencourt pourrait voir le jour le 1er janvier 2019 si le préfet donne son accord.

Alors que l’accord de principe des conseillers avait été obtenu à l’occasion de la présentation du projet le 27 septembre 2018 devant les deux conseils municipaux réunis, les deux maires ont introduit au dernier moment des éléments nouveaux qui n’ont fait l’objet d’aucun débat et sortent du cadre de la fusion prévue par la règlementation.

Dans un engagement solennel écrit et dont la presse s’est fait l’écho, les deux maires impulsent d’ores et déjà la campagne électorale pour les municipales en signant un accord de liste et de programme : un nombre de 11 sièges sera réservé pour des élus de Rocquencourt et 3 élus de Rocquencourt seront délégués à l’intercommunalité de Versailles Grand Parc. Par ailleurs, le maire de Rocquencourt sera 1er adjoint du maire de la commune nouvelle, et le fonctionnement d’une commune déléguée à Rocquencourt sera garanti jusqu’au moins 2026.
L’accord semble vouloir maintenir la plus large autonomie à Rocquencourt dont on doute du souhait réel de s’engager dans la fusion. Pour preuve, les mises en commun portent sur des regroupements de commande de fournitures (essence pour les véhicules, achat de massifs de fleurs par exemple), la mise en commun de quelques services : animation jeunesse, portage de repas… Rien de très stratégique ! On s’applique à conserver ses associations sportives, culturelles, d’anciens combattants, ses élus, ses personnels, ses locaux, son patrimoine ! bref, c’est un mariage blanc !

L’introduction brutale de la campagne électorale dans cette délibération signe une fois de plus la pratique politique de notre maire Philippe Brillault.

La technique bien connue de « la seringue » consiste à obtenir un vote favorable sur un projet dont on dissimule un volet, pour ensuite contraindre les élus à souscrire à un projet dévoilé comportant des aspects indésirables. On a connu des Stratégies similaires pour obtenir l’approbation au projet de reconversion du site France Telecom, au rachat des immeubles de la place Simard, au projet de travaux sur le site de l’ancienne mairie, à la vente des Akênes, à la réhabilitation du site Fenwick notamment).

Ainsi, par tromperie, le maire a obtenu notre accord pour la fusion de nos communes et tenté de nous faire souscrire à son projet électoral négocié au sein du groupe « les républicains » ! Même son adjoint Michel Crouzat a exprimé des réserves sur cet accord qui offre 11 élus sur la liste électorale aux rocquencourtois et 3 élus pour l’assemblée intercommunale.
Ces pratiques doivent cesser !

Quelques points de ce conseil portaient sur la vie locale et sur cet aspect, nous avons fait part de notre étonnement devant la charge de travail imposée à l’agent contractuel en charge des sports, qui dépasse largement ce qui peut être exigé d’un agent de catégorie B. Soulignons que ce poste connait un turn over inquiétant, preuve d’un déficit réel de gestion des ressources humaines dans notre ville. Soyons vigilants sur ces questions.
Enfin, le maire a refusé de répondre à notre question portant sur les conditions dans lesquelles le maire donne suite aux demandes de location de places de parking du parc privé de la ville offertes à 89,43€ par mois. Soulignons que les tarifs suivent des règles impossibles à apprécier et alors que le principe de la mise en paiement des places de parking en ouvrage dans notre ville devrait imposer des convergences justifiables !