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Ensemble à Gauche au Chesnay
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N°01 à N°7 (Avr 2002 à juin 2006)
Article mis en ligne le 28 décembre 2002
dernière modification le 29 juin 2015

par DWebmaster
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Journaux N°1 à 7 de 2002 à 2006 N°09 à 14 de 2008 à 2011 N°15 à 20 de 2012 à 2015

N°1 - avril 2002

Monsieur le Maire du Chesnay, en dépit de la demande qui lui en a été faite par les deux groupes de l’opposition, se refuse à nous laisser exprimer chaque mois dans « Evénements », le magazine du Chesnay.
Lorsque l’on est sûr de soi, laisser s’exprimer les oppositions est un moyen de conforter sa propre position.

La majorité chesnaysienne aurait-elle des doutes sur le bien fondé de sa politique au point d’empêcher les opposants de se faire entendre ?
« Evénements » étant financé sur le budget de la commune, cette appropriation d’un bien public est un exemple de la façon de gérer de notre majorité communale.

Dans ces conditions nous avons décidé d’informer les Chesnaysiens, par l’intermédiaire de ce petit journal, de nos positions, propositions et, pourquoi pas de nos coups de colère, au sujet de la gestion de notre ville.

Il paraîtra aussi souvent que nous en aurons les moyens et en fonction de l’actualité communale.
Jean Labrousse, Georges Masson, Joëlle Welsing.


Dernière minute :
Contraint par la nouvelle loi « Démocratie de proximité » d’accorder à chacun des groupes représentés au Conseil un espace de libre expression dans la revue « Evénements », Monsieur Brillaut lors de la séance du conseil municipal du 21 mars a accepté de respecter la loi.


Mixité sociale : s’opposer ou s’entraider ?

La solidarité urbaine est au coeur de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) applicable depuis le 1er janvier 2002. La ville du Chesnay a elle aussi un devoir « moral » : créer des logements sociaux et ainsi rompre avec la sombre logique des ghettos. Aujourd’hui, « Le-Chesnay la privilégiée » est loin du compte légal.

L’histoire, la nécessité de parer au plus pressé, on fait que l’on a regroupé les logements sociaux dans les banlieues. Ceci a conduit à une concentration innacceptable de population ayant des problèmes économiques.

Les études sociologiques montrent que lorsque 40% des habitants d’une agglomération sont proches ou en dessous du seuil de pauvreté - et de plus appartiennent souvent à des cultures différentes de celle de la majorité de la population-, leur intégration devient quasiment impossible. Ceci conduit inéluctablement à la situation que l’on connaît dans certaines banlieues.

Pour pallier cette situation, dès 1991 la loi LOV (Loi d’Orientation pour la Ville) avait fait obligation à toutes les villes de disposer d’au moins 20% de logements sociaux ou alors de payer une contribution financière. Les villes concernées devaient s’engager, dans le cadre d’un plan triennal PLH (plan local de l’habitat), à combler ce déficit.

La loi LOV avait donc pour but, en augmentant le nombre de logements sociaux dans les villes qui en possédaient peu, de diminuer les concentrations abusives.

La loi SRU renforce la loi LOV afin d’accélérer la mixité des populations, gage d’une bonne intégration.

Pendant ces dix ans, que s’est-il passé au Chesnay ? Quasiment rien à part la reconstruction des HLM de la rue Caruel-de-Saint-Martin et la construction sur le terrain Matra !

Mise au pied du mur la ville du Chesnay devra donc, dès 2002, payer une contribution de 215 000 euros pour les 1 305 logements manquants.

Nous n’oserons pas faire l’hypothèse que la majorité municipale du Chesnay préfère payer plutôt que construire les logements requis.

Et pourtant, lorsque l’on relit la déclaration de Monsieur le Maire du Chesnay, Philippe Brillaut, lors du Conseil Municipal du 17 mai 2001, qui assimile logement social et délinquance, on est en droit de se demander si ce n’est pas u choix délibéré d’évacuer vers d’autres municipalités les problèmes difficiles à résoudre, comme si la France ne constituait pas un tout dont la nécessaire solidarité en fait une nation, ce qui la distingue d’une réunion de tribus, d’autres diraient de principautés.

Ce n’est bien entendu pas la façon de voir de la gauche. Nous considérons que c’est un devoir moral que de participer au rééquilibrage de nos cités.

Il est innacceptable que des communes voisinnes comme Trappes ou La Verrière soit conduite à avoir plus de 70% de logements sociaux.

A une époque ou la « morale » redevient à la mode, certains ne cessant d’appeler son retour, doit-on considérer comme « moral » le paiement d’une amende pour se débarrasser d’un problème social, en le rejetant sur les communes avoisinantes ?

L’image de la France doit-elle être celle d’un ensemble de communautés fermées ? Un ensemble outrageusement contrasté, qui serait composé, là de ghettos où l’on confine les plus démunis, ici de quartiers priviligiés, isolés et défendus des agressions extérieures par des milices privées, à l’image de certaines agglomérations d’outre Atlantique. Cette situation commence d’ailleurs à apparaître en France.

Pour ce qui nous concerne, nous vous invitons à nous soutenir pour faire prévaloir au contraire une France ouverte, un espace dans lequel la mixité permet de se connaître et de s’entraider plutôt que de s’opposer.

N°2 Dec 2002

Pour l’élection législative partielle des 8 et 15 décembre 2002, Jacqueline Penez, candidate socialiste, aura pour suppléant François Mandil des Verts. Les deux candidats seront soutenus par le Parti Radical.
En 1969, Michel Rocard devenait député de la troisième circonscription. Depuis, elle est réputée imprenable pour la gauche mais…
Le départ pour le moins inattendu de Mme Idrac nous offre l’opportunité d’envoyer un message fort à la droite locale et nationale. Madame Idrac abandonne ses électeurs à leur triste sort, Monsieur Blanc arrive sur son beau cheval pour sauver l’UDF …
Le candidat de la droite investi par l’UMP est Philippe Brillault, le maire du Chesnay.
Il exerce sur Le Chesnay depuis maintenant douze ans une « douce dictature ».
Il est dans tous les cas un digne représentant de la droite libérale. Nous avons la taxe professionnelle la moins chère du département, mais qu’à cela ne tienne, après avoir fait sa campagne pour les élections municipales sur la non-augmentation des impôts locaux, ceux-ci grimpent cette année de presque 9%.
A l’entendre, l’Etat est responsable de tous les « malheurs » des Chesnaysiens : la loi Aubry sur les 35 heures, la loi Voynet sur le tri sélectif, la loi Gayssot sur le logement social.

Il est remarquable de voir M Brillault s’émouvoir du manque de logement social sur sa ville, alors que les interventions des différents conseillers municipaux de gauche, au long de ces années, n’ont souvent suscité que haussement d’épaules ou railleries quand ce n’est pas assimilation directe entre HLM et délinquance. Rappelons que la loi LOV( Loi d’Orientation pour la Ville) de 1991 faisait déjà obligation aux communes de disposer d’au moins 20% de logements sociaux. Beaucoup d’opérations immobilières ont eu lieu depuis cette date, hormis « Les Comtesses » aucune n’est allée dans le sens d’une meilleure mixité sociale pourtant prônée même par l’actuel ministre de la ville.

Rien ne se construira de neuf dans cette société sans la notion fondamentale de solidarité. Après six mois de gouvernement Raffarin nous sommes loin du compte, car toutes les lois de gauche sont l’une après l’autre dépouillées de leur substance.

Pas d’hésitation pour cette élection dont les résultats, n’en doutons pas, seront examinés à la loupe. Que les électeurs de gauche se ressaisissent et votent en masse pour marquer leur désaccord avec cette politique réactionnaire soutenue par Philippe Brillaut mais aussi par Christian Blanc !

Grâce à une belle et forte mobilisation, l’année 2002 pourrait voir la réconciliation de la gauche et de la troisième circonscription.

Jean Labrousse, Joëlle Welsing -


Vers une monarchie constitutionnelle !

Monsieur Brillault se trompe-il de constitution ou annonce-t-il un retour à l’Empire ?

C’est en effet Napoléon III qui, lors des élections de 1852, a inventé le concept de candidat officiel. Le bon peuple pouvait ainsi savoir où était le bien et où était le mal.
Dans la foulée du bon et du mauvais pauvre Mr Brillault remet le couvert...

Non content d’agir de façon hégémonique avec le conseil municipal de la commune dont il est le maire, M. Brillault se proclame « Candidat Officiel » à la législature partielle de la 3e circonscription.

Est ce à dire que le maire du Chesnay ne se préoccupe guère de la démocratie et qu’il fait de sa candidature une élection pour république bananière ?
Confond-il candidat investi par l’UMP avec candidat officiel ?
Comment nous électeurs, pouvons-nous comprendre qu’un homme se présente à l’assemblée nationale alors que par nature, il est un fervent opposant aux institutions et rejette même la notion de débat.
La non-participation du Chesnay à l’intercommunalité en est un bel exemple.
Non, M. Brillault n’est pas le candidat officiel, il postule au siège de député. Et être député nécessite de la modestie, le sens du dialogue, et une vision claire et objective de l’avenir.

N°3 Mai 2003

DOSSIER PLAN LOCAL D’URBANISME

OCCASION RATEE

La concertation proposée aux Chesnaysienspar la municipalité a été réduite au minimum légal. Le Plan Local d’Urbanisme n’a pourtant rien d’une formalité. Il engage durablement l’avenir de la commune et de ses habitants.

PLU, PDDA, SCOTT, SHON….Il y a plusieurs manières de considérer ces abréviations. Soit le rejet pur et simple : c’est trop compliqué, trop technocratique, trop politique.

Nous préférons bien sûr une autre façon. Parce que tous ces sigles gèrent notre vie quotidienne, nous citoyens, voulons donner notre avis.

Petit rappel sur la composition du Plan Local d’Urbanisme (PLU), ex-Plan d’Occupation des Sols (POS). On y trouve le rapport de présentation, le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) et le règlement.

Des éléments sommaires d’information

Le rapport de présentation fait état du diagnostic de la commune. La démographie, les logements, les activités, le patrimoine, les friches, les voies de communication, les déplacements domicile/travail sont développés dans ce rapport. Le PADD définit les orientations d’urbanisme et d’aménagement retenues par la commune. Un avant projet nous a été présenté au conseil municipal du 22 avril et en réunion publique le 24 avril.

Premier constat, aucune concertation digne de ce nom n’a été organisée par la municipalité.

Les éléments sommaires d’information ou de « concertation » proposés ont essentiellement permis d’être en règle vis-à-vis de la loi de Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU).

C’était pourtant l’occasion de réactiver les conseils de quartiers et de favoriser l’expression des chesnaysiens dans leur environnement le plus proche. Une occasion ratée ! Mais espérons que cela ne soit pas définitif.

En fait, un simple état des lieux

Le seul document diffusé en mars 2003 auprès des chesnaysiens a été un dépliant recto verso grand format en couleur, le numéro un - et jusque là unique - du « Journal du PLU ».

Le PLU fixe les orientations d’aménagement de la ville pour les générations à venir. Cela méritait une vraie concertation en profondeur impliquant un maximum de chesnaysiens.

Les données générales sur la ville, fournies par le « diagnostic », ou plutôt le simple état des lieux, établi par un bureau d’études, n’ont même pas fait l’objet d’une exposition en mairie. Il est facile dans ces conditions de dire que le sujet n’intéresse personne.

Une permanence d’élus a eu lieu en mairie trois samedi matin, dont un pendant les vacances scolaires.

Rééquilibrer notre ville

Le Chesnay doit gagner en mixité et en solidarité. C’est l’évidence.

Mais le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD), proposé par la municipalité, ignore cette exigence.

Nous avons dégagé, au fil des discussions et des rencontres avec des chesnaysiens, quelques priorités qu’il serait bon de retrouver dans le PADD du Chesnay.

En nous basant essentiellement sur le diagnostic, nous pensons que la mixité est ce vers quoi Le Chesnay doit tendre. Il s’agit donc fondamentalement de rééquilibrer notre ville :

Mixité sociale

Selon la loi SRU,il nous manque toujours la moitié du quota (20%) de logements sociaux, motivé par la solidarité urbaine, soit un peu plus de 1300 logements. Des chesnaysiens ayant besoin d’un logement social se voit proposer Trappes, faute de disponibilités au Chesnay.

La municipalité propose des programmes de logements sociaux, mais certains restent tout a fait hypothétiques (vente des terrains du SGAP, rue de Versailles par exemple).

La mixité sociale, indispensable, nécessite une politique très déterminée. Avec le peu de ressources foncières qui subsistent au Chesnay, ceci doit être pris en compte dans tout nouveau programme immobilier.

Mixité des moyens de déplacements

La ville est saturée de voitures le matin et il est impossible de se garer le soir. Nous aurions aimé voir transparaître dans le PADD une réelle volonté politique de transformer Le Chesnay en une « ville nature ».

Un projet d’ « axe prioritaire », allant de l’hôpital Mignot jusqu’au pont Colbert à Versailles, est en cours d’étude. Nous pensons que ce projet qui utilisera les grands axes de notre ville devra faire l’objet d’une concertation approfondie dés qu’un premier projet sera élaboré.

D’autre part, aucune voie cyclable n’est envisagée. Il est vrai que les 2 roues ont été jusqu’à maintenant les grands oubliés des aménagements successifs de la ville. Espérons que les 2 roues ne seront pas à nouveau les grands oubliés de la route dans les aménagements futurs.

Par contre, un gros effort concernant le stationnement des 2 roues est possible, lui, dès maintenant. L’équipement de la ville est aujourd’hui particulièrement pauvre dans ce domaine.

Mixité générationnelle

Le Chesnay est une ville vieillissante. Le seul moyen de garder les jeunes est de leur offrir des loyers à des prix raisonnables. Il manque des logements sociaux, mais aussi des loyers intermédiaires. Les jeunes couples, qui travaillent en majorité à deux, relèvent souvent de loyers intermédiaires. Mais ces derniers existent peu sur la commune.

Mixité commerciale

Le centre commercial est devenu le cœur de la ville, la proposition d’extension contrôlée jointe à celle d’implantation d’activités culturelles nous préoccupe.

Le développement de l’activité commerciale de proximité - et non la pathétique tentative de sauvegarde de ce qui existe - devrait constituer un objectif.

Des opérations immobilières, au coup par coup, sans plan d’aménagement d’ensemble à moyen ou long terme, ont malheureusement rendu beaucoup plus difficile l’aménagement de centres de vie.

La carte de l’activité commerciale est en fait très déséquilibrée. Le plan de l’activité commerciale de la ville est trompeur. Il désigne la rue de Versailles, la rue de Glatigny, la rue Pottier et le boulevard Saint Antoine comme des artères commerçantes. Elles ne le sont qu’en pointillé et n’ont rien à voir avec la rue de la Paroisse à Versailles.

Mixité avec les personnes handicapées

Le Chesnay est riche de structures d’accueil pour enfants ou adultes handicapés. Nous aurions pu profiter de l’année 2003 « Année européenne des personnes handicapées » pour engager la ville dans des actions allant plus loin dans le sens de l’intégration (dans les écoles, les immeubles…) Les associations ne doivent pourtant pas manquer d’idées sur le sujet.

> Jusqu’au 30 juin, un cahier d’observations est à la disposition des chesnaysiens aux heures d’ouverture du service Urbanisme pour émettre des propositions et des avis sur les orientations et les mesures proposées. L’enquête d’utilité publique permettra également d’apporter des modifications au Plan Local d’Urbanisme présenté par la municipalité. Restons vigilants quant à la suite de la procédure.

N°4 Mars 2004

Des catalogues, mais pas d’études

Le rapport de présentation du Plan local d’urbanisme (PLU) commence par un diagnostic des différents secteurs de la ville. Or, si certains domaines sont assez bien documentés (évolution démographique), d’autres ne sont pratiquement pas ou peu analysés, et de ce fait, ne permettent pas de faire des choix dans les options d’aménagement de la ville. A titre d’exemple, les équipements sociaux culturels sont répertoriés sous la forme d’un simple catalogue, sur une page, mais on ne voit aucune étude de l’adéquation de ces équipements à la demande et à l’évolution des besoins.

Aucune mention n’est faite du sondage effectué par le Crédoc sur l’attente des jeunes d’un lieu pour se rencontrer. De même pas d’études approfondies sur les problèmes de stationnement et de flux de circulation dans la ville. Nous ne comprenons pas comment il est possible de penser les dix ou les vingt ans à venir du Chesnay dans ces domaines, et dans ces conditions.

Quels emplois adéquats sur la commune ?

Par contre, certaines analyses sont sûrement justes, et nous pensons en particulier au problème de l’adéquation de l’emploi et des catégories professionnelles des actifs Chesnaysiens. Mais dans ce cas, on ne tire pas les conséquences de ce constat et on ne voit pas d’orientations permettant de limiter cette disparité. A titre d’exemple, quand sur le terrain Chapelier de la rue des Deux Frères ou sur le terrain Peugeot rue Moxouris, on remplace une zone d’emploi par des logements de standing, en quoi fait-on progresser l’adéquation emploi - résidants actifs au Chesnay ? Et les types d’emplois induits par les extensions du Centre Commercial correspondent-ils aux catégories d’actifs majoritaires sur la ville ?

Aucune intention sérieuse pour le logement social

Le problème de la rareté du foncier nous amène à parler du logement. Certains objectifs du plan communal devraient être chiffrés et quantifiés. Nous ne pouvons être contre la proposition de « diversifier l’offre en favorisant une certaine mixité, notamment en terme de logements sociaux ». L’exemple du rythme de construction de logements aidés ou intermédiaires a été à plusieurs reprises évoqué. Mais sans objectif chiffré, il n’y a pas de vraie évaluation possible.

Par ailleurs, aucune mention du foyer de jeunes travailleurs. Les jeunes qui arrivent pour un premier emploi sur le Chesnay ne trouvent pas à se loger au-delà de l’année en foyer, des besoins existent dans la population du Chesnay qui ne sont pas pris en compte.

Dans les entreprises, on fixe généralement des objectifs mesurables, pour permettre un suivi et une évaluation régulière objective. Or il nous semble avoir entendu dire que la Mairie du Chesnay, c’était un peu comme une entreprise !

Zone UZ : le patrimoine disparaît

Analysons maintenant le plan de zonage. Dans la zone UZ : le désormais fameux projet de la Ferme. Nous avons déjà exprimé notre opposition à la façon dont ce projet a été mené et au choix qui a été fait pour l’avenir de ce site. Notre position n’a pas changé : la municipalité ne prête qu’aux riches, patrimoine de la ville compris.

Zone UM : quelle limite au centre commercial ?

Dans la zone UM : la zone du centre commercial. Notre réserve portait sur l’importance de l’extension envisagée dans le plan de réaménagement, en cours de discussion avec la direction du centre commercial. Le plan masse qui est proposé ne nous rassure pas sur les limites des extensions possibles, en particulier sur la tranche A7 qui suppose de nombreuses contraintes en matière d’accès et de stationnement.

Zone UF : une bibliothèque, oui, mais dans quel environnement ?

Enfin dans la zone UF, en particulier sur l’ancien site Fenwick et sa vocation socioculturelle : le seul projet mentionné dans le rapport de présentation est une bibliothèque plus adaptée aux besoins de la commune. Sur l’idée d’une nouvelle bibliothèque, nous sommes d’accord. Mais on peut s’interroger sur la cohérence de l’aménagement du site et de ses accès, une médiathèque, une salle polyvalente de 1000 places, une déchetterie et le centre technique municipal (transféré de La Ferme). Cela suppose encore une fois une vision assez claire des besoins au niveau des équipements socioculturels sur les dix ou les vingt ans à venir…

La Mairie dit non au Grand Parc

Les intérêts communs des villes environnantes nous font penser que Le Chesnay aurait tout à gagner à court terme à revenir sur son refus de rejoindre la communauté de communes du Grand Parc. L’exemple de l’hôpital Mignot est le sujet type qui devrait être traité par l’intercommunalité. 2400 personnes environ travaillent dans ce « centre économique », qui connaît d’importants problèmes de stationnement, et aussi de logement de ses employés.

De nombreux salariés aimeraient en effet pouvoir se loger sur la ville ou sur les communes limitrophes. Il est à noter que le Plan Local de L’habitat Intercommunal au sein de la communauté de communes du Grand Parc est en cours d’élaboration.

Projet d’aménagement et de développement durable :

la Mairie conforte les déséquilibres

Pour finir : le Projet d’aménagement et de développement durable (PADD).L’esprit du projet proposé par la municipalité est basé en grande partie sur le principe du maintien des équilibres existants, en ce qui concerne les quartiers, le logement, la démographie, l’économie… Alors que la ville du Chesnay est dans la plupart des domaines évoqués une ville structurellement déséquilibrée ! A titre d’exemple, si on considère la répartition des activités commerciales sur le Chesnay, on ne peut quand même pas parler d’équilibre.

D’autre part, certains objectifs sont décrits de façon nettement trop sommaire et sont sujets à de multiples interprétations. Que veut dire exactement favoriser le maintien des activités de proximité ? Pourquoi, en matière de circulations douces, n’est-il pas fait mention de quelque plan de pistes cyclables ?

Développement durable : pourquoi pas ici et maintenant au Chesnay ?

Une dernière remarque concerne les principes du développement durable. Car c’est bien à cette notion que le titre de ce document se réfère et c’est bien ce qui doit être un des axes de ce projet.

Or pour nous, les objectifs de ce projet n’intègrent pas les principes du développement durable : d’une façon trop partielle en ce qui concerne le paysage et les espaces verts, et pratiquement pas les autres dimensions environnementales, économiques et sociales.

Le protocole de Kyoto adopté par la France à Marrakech a placé la lutte contre les gaz à effets de serre comme une priorité. Le développement durable, et aussi et surtout la survie de planète, n’ont de sens que si tout le monde cherche à atteindre des objectifs essentiels comme l’équilibre climatique, la protection de la qualité de l’air et des eaux ou les sécurités alimentaires. Le développement durable n’a de sens que s’il existe une réelle prise en charge locale de tous ces problèmes.

En conclusion, les Chesnaysiens comprendront aisément qu’il nous est difficile d’adhérer au PLU tel qu’il nous est proposé aujourd’hui. Comme toujours, nous espérons que nos remarques pourront être prises en compte dans la perspective des travaux à venir pour la mise en œuvre de ce projet.


Joëlle Welsing, Georges Masson, Emmanuel Tilloy.

Conseillers municipaux du groupe Ensemble à Gauche.


Le Plan Local d’Urbanisme s’expose à la salle Maurice Cointe jusqu’au 21 octobre, heures et jours d’ouverture de la mairie, soyez nombreux à venir et à déposer dans le cahier d’observations ou auprès du commissaire enquêteur, vos remarques et avis sur les orientations et mesures proposées par la municipalité.

N°5 Février 2005

Le conseil municipal a voté l’approbation du Plan Local d’Urbanisme le 15 février 2005.

Le groupe Ensemble à Gauche a voté contre. Nous ne reprendrons pas ici tous les arguments développés dans les deux journaux précédents mais essen-tiellement les cinq grands objectifs du PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable), document synthétique, engageant la ville pour les dix ans à venir.

Permettre un renouvellement urbain respectueux des grands équilibres

Le Chesnay n’est pas pour nous une ville équilibrée, le PADD aurait dû marquer fortement le désir d’un réé-quilibrage en faveur des logements sociaux et intermédiaires. « La diver-sité du parc de logements passe par une bonne répartition spatiale des logements » : nous sommes d’accord avec ce préalable mais les propositions de la municipalité sont restées dans le flou artistique. Des actions ponctuelles, mais aucun chiffrage, aucun plan à moyen ou long terme.

Nous notons avec satisfaction le souhait de la ville du Chesnay d‘accompagner le projet de l’hôpital Mignot pour la construction de logements pour son personnel.

Pour nous, il existe également un déséquilibre d’activités commerciales entre le Centre Commercial de Parly 2 et le commerce de proximité. Nous n’avons pas trouvé de volonté réelle de rééquilibrage dans ce domaine.

Préserver la qualité du cadre de vie du Chesnay

Nous sommes évidemment d’accord avec cette formulation, mais le cadre de vie n’est pas seulement la préser-vation des paysages et des espaces verts. Nous aurions aimé voir, entre autre, l’incitation explicite à l’adoption de critères Haute Qualité Environne-mentale pour toute nouvelle construc-tion.

Le terme « développement durable », présent dans le titre, n’apparaît plus dans le texte du document…

Conforter le tissu économique

La réalité chesnaysienne nous semble contredire singulièrement ce beau pré-cepte puisque deux garages (Renault et Peugeot) viennent d’être vendus sans qu’aucun débat n’ait eu lieu au sein du conseil municipal pour éventuellement conserver ces terrains en zone d’emplois.

Le diagnostic du rapport de présen-tation constate précisément une inadé-quation entre les emplois offerts au Chesnay et la structure socioprofes-sionnelle des chesnaysiens. Une vraie politique de développement durable devrait tendre à réduire les déplacements domicile-travail.

La ville n’envisage de réel dévelop-pement commercial que dans le Centre commercial Parly2. Comme mentionné plus haut, elle ne vise que le maintien de l’existant dans le centre-ville. Or qui n’évolue pas, meurt, dit le commissaire enquêteur…

Poursuivre une politique d’équipement public globale et réaliste

Dans son rapport le préfet s’inter-rogeait sur la pertinence de la zone UF puisque la loi SRU doit favoriser la diversité des fonctions urbaines. Et une zone UF sans COS peut être dangereux. D’autre part, pour mener une politique d’équipements publics, tels qu’une bibliothèque ou une salle polyvalente, l’intercommunalité nous semble de plus en plus incontournable.

Préciser le plan de déplacements de la ville

« Faciliter l’usage des modes de trans-ports alternatifs à la voiture particu-lière » nous sommes entièrement d’accord avec cette proposition mais à part le site propre nous n’avons pas relevé dans le PLU d’incitations particulières pour aller dans ce sens. Le « pedibus » est une incitation à la marche à pieds, le « dépose minute » une incitation à prendre sa voiture. Et créer des pistes cyclables nous semble aussi faire partie du cadre de vie des chesnaysiens.

Certains aménagements restent en suspens ou n’ont pas donné lieu à un quelconque débat :

  • L’aire d’accueil des gens du voyage :

L’intercommunalité est proposée avec la ville de Versailles. Cette solution dit tout sur la façon dont la municipalité envisage la solidarité.

  • L’aménagement du site de Chevreloup :

Prévision d’un parking paysager permettant de résoudre les futurs problèmes de stationnement dus à l’extension du centre commercial.

  • La Ferme :

Ce terrain a visiblement du mal à trouver son identité : UC ? UZa ? Mais qui n’a pas de problème identitaire à l’heure actuelle ?

D’autres sujets devraient faire l’ac-tualité du Chesnay dans les années à venir : la bibliothèque et la salle polyvalente, le site propre ….. mais tout cela avec quelle concertation avec la population ?. Ce temps de débat est devenu indispensable et nous espérons toujours la création de commission de quartiers.

Joëlle WELSING - Emmanuel TILLOY - Georges MASSON

Conseillers municipaux du groupe Ensemble à Gauche

Le terrain EDF : une opportunité à saisir !

Tant pis si nous nous répétons encore une fois ! Le logement social est toujours une priorité majeure en France, et particulièrement au Chesnay. Et environ 1.300 logements aidés manquent pour que la ville soit en confo-mité avec les directives de la loi SRU.

Le Plan Local d’Urbanisme qui vient d’être voté par la ville recense les actions prévues dans les prochaines années pour créer de nouveaux logements aidés. Le nombre n’est pas chiffré. Il sera de toute façon sans aucun rapport avec le déficit actuel. Alors toutes les opportunités sont vraiment à saisir, car la question est tout à fait cruciale.

Sur le terrain de l’EDF, rue Caruel de St Martin, un projet immobilier privé de standing est en cours d’étude. Le Maire souhaite faire intégrer à ce projet la construction de quelques logements sociaux en échange d’un espace vert adjacent Place de la Redingote. Les élus d’Ensemble à Gauche pensent qu’il y a nettement mieux à faire : préempter ce terrain, pour réaliser un projet comportant une part importante de logements aidés ou intermédiaires, permettant aussi une redynamisation commerciale du quartier, et le tout, sans sacrifier l’environnement actuel de la place de la Redingote.

Ce projet impliquerait un effort financier de la ville, mais certainement très supportable compte tenu notamment des rentrées exceptionnelles qui ont été enregistrées en 2004 dans le budget de la ville.

Emmanuel TILLOY

De l’usage de la démocratie participative

…à propos de la rue des Deux Frères et de son ouverture définitive en voie de circulation.

A la réunion publique sur le PLU du 11 février 2004 des riverains se plaignaient du statut flou de la place du marché : le problème c’est le stationnement anarchique des voitures, la vitesse, le croisement des voitures montantes et descendantes, leurs enfants sont en danger, etc.

Monsieur le Maire reçoit donc en petit comité un certain nombre de riverains de cette rue, méthode déjà utilisée pour ouvrir la rue à la circulation il y a deux ans. Trois réunions suivront (juin, octobre et décembre 2004). Il sera finalement décidé de transformer complètement cette voie piétonne en voie de circulation à sens unique, zone 10.

Cette décision prise en petit comité appelle de notre part deux réflexions, une sur le fond et l’autre sur la forme prise par la concertation.

Qu’est-ce qui a motivé l’ouverture de cette voie à la circulation ? Est-ce le souhait pour quelques personnes de pouvoir amener leur voiture juste devant leur immeuble, ou est l’intérêt général pour le quartier ? Augmenter le nombre de places de stationnement côté rue de Versailles était envisagea-ble sans ouvrir la rue à la circulation.

Le deuxième problème que nous voudrions soulever est celui de la « concertation » : si l’on veut s’appuyer sur la population pour justifier d’une décision alors il fallait consulter l’ensemble des riverains mais Monsieur le Maire sait que donner la parole aux citoyens, à tous les citoyens même à ceux qui ne sont pas d’accord, c’est prendre le risque de voir contester ses décisions.

Au final, cette décision de transformer une voie piétonne en voie de circulation est en complète contradiction avec le souhait inscrit dans le PLU de créer des voies de circulation douce. Les piétons de la rue de la Celle pourront se parer d’une armure pour résister à l’entrée du parking public doublée maintenant de la rue des Deux Frères, car ne nous leurrons pas, une zone 10 n’a jamais empêché quiconque de rouler à 50km/heure.

Joëlle WELSING

Brèves

  • « Restons tranquilles dans notre village ! »

Est-ce bien la perspective d’avenir de la majorité des chesnaysiens ?

C’est l’un des arguments avancés par le Maire lors du vote du PLU pour évacuer l’idée de prolongement de la ligne de tramway Chatillon-Viroflay jusqu’à l’hôpital Mignot, idée émise par des élus d’opposition de Versailles et le maire de Viroflay. Les chesnaysiens qui rêvent d’intercommunalité pour la gestion de divers secteurs de la ville n’ont pas fini de rêver !

  • Une main suffisait…

Combien de chesnaysiens avaient pu se déplacer au Conseil municipal de mardi dernier à 18h, pour le débat sur les orientations budgétaires de la ville pour 2005 ? Une seule main suffisait très largement pour en faire le compte ! Désintérêt pour les grands choix de la ville ? Pas forcément. L’heure dissuasive ? Plus vraisemblablement.

Dommage quand il s’agit de sujets importants qui concernent directement tous les chesnaysiens.

N°6 Octobre 2005

La Redingote : pour le plus grand bénéfice d’un promoteur immobilier

A l’ordre du jour du conseil municipal du 23 juin : le débat et le vote sur le déclassement du terrain de la ville, au carrefour de la Redingote. Première étape avant la rétrocession d’une partie de ce terrain au promoteur Bouygues Immobilier, et la réalisation d’un programme immobilier privé associé à 10 logements sociaux.

Au mois de mai, nous avons informé les chesnaysiens de ce projet et nous avons sollicité leur réaction dans le cadre de l’enquête publique lancée à cette occasion. Notre proposition : la municipalité pouvait préempter le terrain EDF pour faire un programme complet de 60 logements aidés et intermédiaires, actuellement très insuffisants. En effet, comment nos jeunes peuvent-ils trouver un logement au Chesnay quand les prix du privé atteignent des sommets vertigineux ?

Dans notre intervention le 23 juin, nous avons souligné plusieurs points [1] :

  • la publicité pour cette enquête publique a été minimale, juste suffisante pour respecter le minimum légal de la procédure.
  • Une préétude financière effectuée pour nous par des professionnels avait montré que ce projet était réalisable , et même avec une très faible incidence financière pour la municipalité.
  • Le résultat de notre consultation s’est soldé par 2 personnes « contre » notre proposition et 127 « pour ». Ce qui a permis au Commissaire enquêteur de conclure : « avis favorable (au projet de la municipalité) sans aucune restriction » !

Les arguments du Maire pour justifier son projet s’avèrent assez pauvres, à savoir :

. il y a déjà suffisamment de logements sociaux rue Caruel de St Martin. Or toutes les résidences voisines sont privées.

. le quota de 20% de logements sociaux est respecté sur ce programme. En réalité il est inférieur à 20%, et même bien moindre si on considère l’ensemble des programmes immobiliers en cours sur le Chesnay.

. l’espace vert, qui doit être supprimé place de la Redingote, est sans intérêt, voire dangereux : qui pourrait être convaincu par ce genre d’argument ?

Et notre intervention se terminait sur cette conclusion : « ... nous voulons à nouveau réaffirmer que la situation du logement , aujourd’hui, est telle, qu’il est pour nous du devoir des municipalités de faire du logement aidé une priorité exceptionnelle. ... »

A l’issue du débat, le déclassement a été adopté à la majorité des élus présents ou représentés, et toute l’équipe majoritaire de Mr. Brillault a voté « pour », c’est à dire contre l’idée d’envisager une quelconque autre solution pour le terrain EDF

En commission urbanisme, nous avions aussi proposé à Mr. Brillault de lui présenter plus en détail le résultat de l’étude financière qui avait été faite en partant de notre projet, et qui avait montré que le projet pouvait être autofinancé sans apport de trésorerie de la ville. Ceci n’a soulevé aucune réaction de sa part...

Alors comment comprendre que le Maire ait refusé obstinément un autre projet sur ces terrains de la Redingote ?

Emmanuel Tilloy

L’ami des promoteurs immobiliers (..suite..)

Un local de la ville est à vendre, 45 rue de Versailles, occupé jusqu’à il y a quelques mois par l’association des Artistes du Chesnay.

Le promoteur immobilier Windsor est intéressé. Il démarre un programme de logements de standing à la place de l’ancien garage Chapelier. Il a aussi déposé, et obtenu, un permis de construire pour 3 maisons de l’autre côté de la rue des 2 Cousins. L’achat du local de la ville, associé à celui d’une partie du terrain voisin lui permettrait , en regroupant l’ensemble, de construire un immeuble d’environ 2000 M2 (SHON) et , comme par hasard, de multiplier par 4 la surface habitable constructible par rapport à son projet initial. Et ceci, grâce également à une modification dans le nouveau PLU (ancien POS) permettant une augmentation des droits à construire.

Or le serrurier mitoyen est depuis des années intéressé aussi par ce local, qui lui permettrait d’assurer l’avenir et de pérenniser son activité. Il a fait une offre officielle pour l’achat de ce local au même prix que le promoteur.

Cette question fut à l’ordre du jour du Conseil Municipal du 29 septembre. Entre ces 2 alternatives, le Maire a choisi : favoriser le promoteur immobilier plutôt que l’activité artisanale déjà existante. Et ceci, en contradiction avec les objectifs du PLU, résultat d’un travail de 2 ans, et voté il y a seulement quelques mois...

Emmanuel Tilloy

Jamais tranquille sous les caméras !

Un projet d’installation de cameras de vidéosurveillance est à l’étude par la municipalité du Chesnay depuis le printemps dernier. Monsieur le Maire nous en avait avertis en février 2005, au moment du débat d’orientation budgétaire, sans autre précision :

« Nous constatons depuis le mois de septembre des vols d’appartements dans les habitations. Nous constatons des vols sur les voitures et c’est vrai -je l’ai dit aux vœux, pardonnez-moi il n’y a pas de politique particulière de visage et de nationalité, je tiens à disposition de tous ceux qui le souhaitent les constats qui sont faits. . . On met des vidéos surveillance, est-ce qu’il faut les démarrer au Chesnay ? Je pense qu’une étude est nécessaire en 2005. Il faudra qu’on y mette un peu d’argent parce qu’on s’aperçoit que c’est un outil qui permet de faciliter le travail des polices... » extrait du procès-verbal du conseil municipal du 15.02.05.

Dans l’éditorial du journal Evénements de septembre 2005 notre Maire écrit : « l’ensemble des sites, propriété de la ville, seront reliés par un réseau haut débit permettant, outre d’assurer les accès informatiques et téléphonie, de préparer l’arrivée de la vidéo surveillance sur les zones répertoriées sensibles dans le respect, bien évidemment, des libertés individuelles...Ces outils démultiplieront l’efficacité de nos polices. Ceci sera effectif pour la fin de cette année et courant de l’année 2006 »

Entre ces deux moments, aucun débat n’a eu lieu que ce soit en conseil municipal ou en commission.

Quelques bonnes raisons de s’interroger sur la vidéo-surveillance :

• L’arrestation des terroristes :

Les attentats de Londres tendent à démontrer l’efficacité du système quant à l’identification des terroristes. Par contre la vidéo-surveillance ne joue aucun rôle pour prévenir ce genre d’évènement. Quant à la petite délinquance, aucune étude n’a démontré une quelconque efficacité de la vidéo surveillance. Les caméras ont souvent comme conséquence de déplacer la petite délinquance qui s’y adapte très vite. Au Chesnay, quelles sont les zones sensibles dont parle monsieur le Maire ?

• Elle annonce une dérive sécuritaire :

Des caméras de vidéo-surveillance existent déjà dans les parkings et dans les banques.

La question est plus vaste : dans quelle société voulons nous vivre ? Voulons nous pour nos enfants un monde où l’individu, devenu un numéro, sera suspecté, contrôlé, localisé et filmé de sa naissance à sa mort ? Que deviendrait un tel système entre les mains d’un pouvoir peu scrupuleux sur les droits du citoyen ? (Voir site Internet http://www.souriez.com)

• Elle est très chère :

La vidéosurveillance coûte fort cher à la collectivité donc à vous, aussi bien en investissement, avec la pose des caméras et l’aménagement du poste de contrôle, qu’en fonctionnement, avec la nécessité d’avoir du personnel pour surveiller les écrans vidéo et pour intervenir en cas de flagrant délit. Dans toutes les villes où un tel système existe, il a coûté entre 1 et 8 millions d’euros ! Notre commune a de meilleures dépenses à faire. Nous connaissons tous le manque de places en crèches, sans parler du comblement du déficit en logement social, déficit qui s’accroît plutôt qu’il ne se comble et d’un lieu de vie pour les jeunes.

Des solutions alternatives existent, de nombreux acteurs de terrain qui ont réfléchi et expérimenté sur ces questions nous invitent à ne pas céder à la facilité. Ecoutons-les !

Nous n’avons pas affaire à un sujet anodin et nous aimerions qu’un véritable débat s’instaure au sein des élus et de la population . Merci de nous faire part de votre opinion sur le sujet, par email, sur le site ou par courrier

Joëlle Welsing

Mac Do , la nouvelle maison des jeunes

En avril 2003, le journal municipal titrait : « Notre centre commercial, un patrimoine pour la ville ». A cette époque nous ne savions pas qu’il recelait encore plus de richesses, car nous allons découvrir avec l’arrivée de Mac Do que nous avons affaire à un véritable patrimoine culturel. En effet, en septembre 2005, nous lisons sous la plume d’une journaliste de la presse locale que notre maire est très satisfait de l’arrivée de cette enseigne au centre commercial de Parly 2 : « on va enfin y trouver un lieu de vie pour les jeunes ».

Extraordinaire, en pleine campagne contre l’obésité de trouver un médecin faisant la promotion de Mac Do. Et merci à l’économie libérale qui non seulement nourrit nos enfants mais leur permet de s’épanouir sans que nos impôts augmentent car un lieu de vie comme une maison des jeunes ou un centre socio-culturel coûte cher à la collectivité.

Joëlle Welsing

N°7 - Juin 2006

Le logement social au Chesnay

Nous reviendrons inlassablement sur le problème du logement social au Chesnay car la décision d’en augmenter le nombre, pour allez vers les 20%, relève essentiellement du maire et de son équipe. C’est donc bien de volonté politique qu’il s’agit. Il y a urgence à tordre le cou aux préjugés.

Depuis 16 ans, Monsieur Brillault et ses différentes équipes ont oeuvré pour préserver la ville de trop d’ « intrusion étrangère ». « Il n’y a pas de foncier », cette phrase revient dans les discours de façon récurrente. Lorsque l’on examine dans le détail ce qui s’est fait depuis quelques années, on s’aperçoit évidemment qu’il n’en est rien.

Il faut dire et redire que c’est le maire qui accorde les permis de construire, et c’est donc lui et lui seul le maître d’oeuvre de la ville. Il est de bon ton de dire maintenant que la ville s’ouvre au logement social, le logement social intermédiaire est venu sauver la donne. L’école Perrault, La Plaine de jeux, La Ferme, La Redingote (espace vert devant l’ancien terrain EDF), les locaux du club d’aéromodélisme et des Artistes du Chesnay rue de Versailles etc. aucune réflexion, aucun débat au sein du conseil municipal sur l’opportunité de ces ventes. .

La dernière en date, un petit terrain Bd St Antoine occupé précédemment par la crèche parentale « La Souris Verte », donne lieu à une commission pour examiner les propositions d’achats de ce terrain. Le groupe Ensemble à Gauche a refusé de participer à une telle commission, car la vente est déjà décidée. Est-ce la proximité des élections qui motivent tant de désir de transparence.

Si des solutions urgentes n’étaient pas à trouver dans le cadre du logement social il y aurait de quoi rire dans les achats et ventes de la rue de Versailles, ce n’est plus un conseil municipal c’est une véritable agence immobilière !

Des voeux pieux ont été inscrits dans le plan local d’urbanisme et Le Chesnay continue à se bétonner dans le luxe. La ville possède trois pavillons (n°32, 34,38) rue Pottier, nous aimerions un vrai temps de réflexion sur ce périmètre, il est crucial que la ville cesse d’agir au coup par coup et se dote d’un véritable plan d’urbanisme orienté vers du « vrai logement social ».


Etonnant ! !

Le projet de réhabilitation-extension du centre commercial Parly2 est présenté, sur le site Internet de la ville du Chesnay, dans la page des grands projets, à la suite de la bibliothèque, salle-polyvalente et de la réhabilitation du groupe scolaire du hameau. Il n’est pas neutre que la ville affiche ainsi ce projet.

Que la ville soit concernée par ce projet, tout le monde en conviendra. En particulier les problèmes de flux de circulation et de parking qu’engendrera cette extension (environ 80 magasins, plus une offre supplémentaire de restaurants et de cinéma) devront être réglés en partenariat avec elle. Mais de là à le présenter comme quasiment un projet de la ville est révélateur de la « culture » vue par notre Maire.

Finalement la philosophie de cette ville était assez bien résumée par la couverture du journal municipal d’avril 2003 « Notre centre commercial, un patrimoine pour la ville », le mot patrimoine faisant référence au patrimoine culturel, on ne comprend même pas finalement pourquoi l’équipe municipale a décidé de dépenser autant d’argent dans une salle polyvalente puisque le centre commercial nous offre un magnifique projet pour les dix ans à venir. Et il est, parait-il, incongru de poser la question de savoir à quoi peuvent servir 80 magasins de plus.

Des maires de la 1ére couronne autour de Paris, issus de toutes les sensibilités de la gauche, ont décidé de créer un groupe de pression pour que cesse l’égoïsme et l’hypocrisie et qu’enfin on s’attache à résoudre le crise du logement dont sont victimes des centaines de milliers de foyers (En Île de France : 320 000 demandeurs).

Au nom de la loi SRU : http://www.maires-sru.org


Budget 2006

Intervention du groupe d’opposition « Ensemble à Gauche » au conseil municipal du 30 mars 2006, lors du vote du budget 2006

"Monsieur le Maire,

Nous allons répéter une nouvelle fois une remarque déjà faite les années précédentes concernant les documents de préparation de ces délibérations.

Comme pour la préparation du Débat d’Orientation Budgétaire, on nous a communiqué un certain nombre de documents réglementaires chiffrés sur les comptes 2005 et la proposition de budget 2006. Nous ne contestons pas la validité et la qualité de ces documents, en tant que tels. Par contre, suite à nos demandes précédentes, nous espérions qu’ils seraient cette année enfin accompagnés d’une analyse et de commentaires sur les points essentiels de la proposition de budget, comme c’est d’usage dans la plupart des autres communes. Or cette année, toujours pas de commentaires écrits.

Pour nous, ceci fait partie du devoir d’information des élus, du devoir de rendre compte de la gestion par une communication financière claire, précise et compréhensible par tous, et non pas par un ensemble de chiffres bruts, dont la communication, seule, peut toujours laisser planer des soupçons d’opacité néfastes. Une communication financière claire est une question de respect vis à vis de tous les élus.

Ceci étant dit, venons-en au budget.

Au cours de la cérémonie des voeux au mois de janvier, vous avez fait état de trois priorités pour l’année 2006 : la sécurité, l’emploi et le logement. Alors nous avons regardé comment ces priorités étaient prises en compte dans votre proposition de budget 2006.

La sécurité : votre budget 2006 intègre 200.000 euros pour la mise en place de la vidéosurveillance. Mais, selon vos propres termes, ceci est une « amorce » d’investissement sur le chapitre de la vidéosurveillance, c’est-à-dire que cela suppose que vous n’allez pas en rester là. Ce qui confirme toutes les réserves que nous faisons sur ce projet. D’autant plus qu’aucun débat en conseil municipal n’a eu lieu sur le sujet. (...)

Ensuite, vous avez mentionné l’emploi. Nous sommes d’accord avec vous pour considérer que l’emploi est aujourd’hui une priorité. Mais comment cette priorité se traduit-elle dans votre budget 2006 ? D’une part, vous avez annoncé, comme préalable , que les effectifs de la municipalité ne seraient pas globalement augmentés en 2006, la légère augmentation de charge financière étant due, semble-t-il, essentiellement à des évolutions d’indices et de catégories . Dans vos prévisions, vous avez effectivement intégré un budget pour des emplois d’insertion. Mais la charge nette pour la ville sera, en réalité, très faible [1], et de notre point de vue pas à la mesure de l’ampleur du problème de l’emploi aujourd’hui, D’autre part, reconnaissez aussi que la charge financière d’un service municipal tel que l’Espace Emploi reste, cette année encore, pour la ville extrêmement modeste [2].

Où trouve-t-on dans le budget la priorité pour l’emploi que vous avez annoncée ?

Enfin troisième point, le logement : c’est aussi une priorité avec laquelle nous sommes d’accord sur le principe. Mais si on recense dans votre budget les postes qui concernent les logements aidés, on voit que l’effort financier prévu cette année est quasi négligeable, sachant par exemple que la contribution à l’OGIF [3] inscrite au budget de fonctionnement pour un montant de 245.000 euros, sera en grande partie récupérée dans 2 ans sur la contribution de la loi SRU. Et si on considère par ailleurs les recettes du DPLD [4] prévues cette année de 460.000 euros, vous auriez pu, au moins, les affecter à un investissement en lien avec le logement social. Nous avons toujours défendu l’idée d’un large éventail de choix, intégrant notamment les logements intermédiaires, en net progrès avec l’OGIF et les futurs logements sur Moxouris, mais quels sont les projets pour du vrai logement social ? [5]. Or nous ne voyons aucun projet dans ce sens, ni aucune prévision d’acquisition foncière.

Alors une fois de plus, où trouve-t-on dans votre budget la priorité pour le logement que vous avez également annoncée ?

Si à tout cela on rajoute notre réserve que vous connaissez sur l’investissement à nos yeux tout à fait disproportionné de la future salle polyvalente, vous comprendrez, Mr le Maire, qu’il nous est difficile de voter pour le budget que vous nous avez présenté."


Ecologie ou développement durable ?

Dans les Evénements de juin, l’éditorial de Mr le Maire est cette fois résolument écologiste. Nous en prenons acte. Seulement voilà, depuis des années, c’est la notion de développement durable qui est plutôt en train de s’imposer, y compris dans les collectivités locales dans l’instauration des P.A.D.D (Plan de Développement pour un Développement Durable). Quelle différence avec l’écologie ? Essentiellement deux autres volets : économique et social, pour en faire une démarche globale cohérente.

Sur l’aspect social, ceci implique, en particulier une véritable participation active et concertée des habitants aux grandes décisions de la ville : aménagements urbains, plan de circulation et de stationnement etc. Dans ce domaine, des grandes réunions d’information ou des réunions très sectorielles ne peuvent pas remplacer des conseils de quartiers, comme d’autres communes voisines ont mis en place. Favoriser l’expression des habitants, leurs critiques comme leurs suggestions constructives est essentiellement une volonté politique.

Est-ce irréaliste que de rêver de ce qui se fait dans d’autres villes autour de nous ?

Durablement vôtre...-

De l’usage de la démocratie participative, suite...

Voilà un an, une réunion publique avait lieu au TNF (24 mars 2005), en présence des riverains de la rue des deux Frères, pour réfléchir à l’ouverture ou la fermeture (totale ou partielle) de cette voie, piétonne à l’origine. En fin de réunion, Monsieur le Maire a fait voter la salle, les personnes présentes ont unanimement voté pour la fermeture.

Un an après, l’accès vers la rue de Versailles a été entièrement réaménagé, mais l’accès vers la rue de la Celle, toujours ouvert, provoque les mêmes débordements de voitures et les mêmes dangers pour les piétons.

Suite à une question écrite du groupe « Ensemble à Gauche » au conseil municipal, la réponse est claire :

« ...nous avons avec cette barrière la possibilité de gérer les ouvertures et les fermetures. Comme des riverains m’ont sollicité, il y aura une réunion de concertation avec les représentants de copropriété pour définir l’ensemble. Par exemple, une société me dit : le soir, je suis obligé de monter mon matériel, comment fais-je ? Il faudra analyser tout cela, mais ce qui est certain c’est que toute la nuit ce sera complètement fermé. Dire que l’on fermera cette barrière 24h/24 est une utopie et serait anti-démocratique. La barrière existera, elle sera contrôlée et surtout sécurisée. » Extrait du procès verbal du conseil municipal du 1er février 2006.
Dans ces conditions, pourquoi avoir fait voter une salle de 300 personnes pour la fermeture complète de la rue et décréter un an plus tard qu’il serait anti-démocratique de la fermer 24h/24.

Quelle étrange conception de la démocratie !!!


Il y a aussi des initiatives que nous saluons !

Nous saluons en particulier l’ouverture de l’Escale, le nouveau pôle de loisirs et d’information pour les jeunes de 11 à 16 ans au Village des enfants. En espérant que la configuration des locaux saura répondre à tous les besoins d’accueil.

Nous avons approuvé aussi l’adhésion de la ville à la charte NetPublic, permettant de mettre en accès libre et gratuit des ordinateurs avec accès Internet en différents lieux de la ville.

Notes :

[1Une dépense de 70.000 euros a été prévue en 2006, correspondant à deux contrats CAE (Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi) créé en 2005 et 8 en 2006, mais permettant de bénéficier d’une aide d’environ 80% par l’Etat. D’où une charge nette de l’ordre de 25.000 euros.

[2Ceci ne met pas en cause le fonctionnement du service municipal Espace Emploi et de l’ensemble des bénévoles et de la salariée qui l’animent, qui répondent à un besoin réel d’accompagnement de demandeurs d’emploi.

[3OGIF : organisme HLM gérant les deux immeubles de 93 logements sociaux construits en 2005 rue Caruel de St Martin. Initialement, la ville n’avait pas de logements réservés dans ce programme. En 2005, elle a acheté les droits d’attribution de 18 logements pour un montant de 900.000 euros, en prévoyant d’échelonner le paiement sur 4 ans, de 2005 à 2008, soit entre 210.000 et 230.000 euros par an. Ces versements peuvent être déduits chaque année (avec 2 ans de décalage) de la contribution de la loi SRU pour nombre de logements sociaux inférieur à 20%. Cette pénalité est d’environ 240.000 euros par an, et est donc quasi annulée pendant 4 ans grâce à cette opération.

[4Dépassement du Plafond Légal de Densité : taxe due par le constructeur quand le projet immobilier dépasse le COS (Coefficient d’Occupation du Sol) maximum défini par la ville dans le règlement d’urbanisme pour une zone donnée. Cette taxe concerne pratiquement tous les projets immobiliers dont le début de chantier démarre en 2006 : La Ferme, Windsor, Peugeot.

[5Par « vrai » logement social, nous entendons principalement les logements de type PLAI ou PLUS, accessibles aux plus bas revenus, par opposition aux logements PLS, le haut de gamme des logements sociaux, dont les prix de locations sont les plus près de ceux du marché privé. C’est essentiellement cette catégorie qui est construite ces dernières années au Chesnay, ce qui ne correspond pas à la demande majoritaire sur les listes d’attente de logements sociaux.


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